Un logiciel qu'il fallait vendre

Nous éditons Tick'it, un logiciel de caisse avec impression de tickets pour les buvettes d'événements associatifs et sportifs. Un bon produit, sur un marché réel : des comités des fêtes, des clubs, des associations qui organisent une manifestation par an ou par saison.

Le problème n'était pas le produit. Il était de le faire connaître. Ces structures ne cherchent pas de logiciel de caisse sur Google : elles découvrent qu'il en existe un le jour où quelqu'un le leur dit. Il fallait donc aller les chercher une par une, et elles sont des milliers.

Un publipostage classique ne fonctionnait pas. Écrire à la main à chaque association aurait pris des mois. C'est ce fossé, entre une liste de contacts et une conversation, qui a donné naissance à la plateforme.

Ce qu'on a appris en le faisant pour de vrai

La première campagne a porté sur 3 100 associations et clubs. Elle a produit 450 réponses écrites à la main, une quinzaine d'achats dans les trois mois, et surtout un enseignement qu'aucun outil ne nous avait annoncé : des réponses continuaient d'arriver des mois plus tard, quand chaque structure rouvrait le sujet à son propre rythme.

C'est ce genre de constat qui a façonné la plateforme. Le scoring existe parce qu'il fallait trier. Les relances programmées existent parce que nous oubliions de relancer. La rédaction à partir des données réelles du prospect existe parce que les modèles génériques ne recevaient aucune réponse.

Chaque fonctionnalité répond à un problème que nous avons eu, pas à une case à cocher sur une fiche produit.

Comment on travaille

Un déploiement commence par un entretien métier. Nous cherchons à comprendre à qui vous vendez, ce qui déclenche une décision chez vos clients, quels arguments portent et lesquels tombent à plat. Ces échanges deviennent les instructions données à l'IA, et ils sont réécrits jusqu'à ce que le rendu sonne juste.

Rien ne part sans validation humaine. Vous relisez chaque message avant l'envoi, et vos retours affinent le modèle en continu. Ce n'est pas une précaution de façade : une IA de prospection qui écrit sans relecture finit par produire exactement ce que les destinataires ont appris à ignorer.

Ce que la plateforme ne fait pas

Elle ne fournit pas de base de prospects. Vous apportez vos contacts, ou nous vous aidons à les constituer proprement, mais nous ne vendons pas de fichier.

Elle ne promet pas de résultats identiques sur tous les secteurs. Une association peu sollicitée et un artisan submergé de démarchage ne répondent pas au même rythme, et nous le disons sur nos pages métier plutôt que de présenter un chiffre unique.

Elle ne règle pas la conformité à votre place. Le cadre juridique varie d'un pays à l'autre, parfois radicalement : c'est précisément pour ça que nous publions un comparatif européen plutôt que de laisser croire que le sujet est simple.